Demande d’installation d’une commission d’information et d’évaluation du service de vidéosurveillance et du fonctionnement de la police municipale à Clamart

Notre association Agir Pour Clamart a pour objet de défendre les intérêts des habitants de Clamart, le service public, la qualité de vie de la commune et de formuler des propositions politiques et citoyennes afin d’y parvenir.

Depuis le changement de municipalité en mars 2014 et l’implantation d’un système généralisé de vidéosurveillance, notre association s’est interrogée sur son intérêt, son coût pour les finances municipales, ses effets sur les libertés publiques et individuelles.

N’ayant pas été entendus et en l’absence de réponse de la municipalité, nous avons ensuite proposé la création d’un conseil de surveillance de la vidéosurveillance, composé d’élu-e-s de la majorité et de l’opposition de représentants des associations de commerçants, de locataires des organismes HLM, d’association de défense et de protection des droits de l’homme. Vainement.

Dans le même temps, nous nous sommes inquiétés du fonctionnement de la police municipale après avoir été saisis par de nombreux Clamartois des conditions d’intervention de ces escouades. Le Défenseur des droits lui-même procèderait depuis ce début d’année à des auditions à Clamart.

Aujourd’hui, le sociologue Laurent MUCCHIELLI, spécialiste des questions de sécurité, révèle dans un ouvrage (« Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance » Armand Colin) l’inefficacité relative, et le coût exorbitant de la vidéosurveillance.

https://www.mediapart.fr/journal/france/100518/la-videosurveillance-ne-sert-presque-rien

Il nous semble nécessaire alors d’engager sur Clamart une enquête similaire pour déterminer précisément l’intérêt de ce dispositif, sa portée, son coût réel et ses effets sur les finances communales, son articulation avec les autres politiques de prévention sur le territoire de la ville de Clamart.

Nous demandons donc à l’actuel maire de Clamart de créer une mission d’information et dévaluation de ce service de vidéosurveillance et, plus largement, du service de la police municipale.

A défaut d’action de l’édile, nous souhaitons que l’ensemble des conseillères municipales et conseillers municipaux de bonne volonté demandent la création de cette commission, comme le leur permet la loi. L’article L. 2121-22-1 du CGCT prévoit en effet l’obligation pour le conseil municipal d’une commune de 50 000 habitants, saisi par un sixième de ses membres de créer « une mission d’information et d’évaluation, chargée de recueillir des éléments d’information sur une question d’intérêt communal ou de procéder à l’évaluation d’un service communal ».

A Clamart, il suffirait donc que 8 élu-e-s, sachant que le conseil municipal compte 9 élus de l’opposition, pour obtenir l’installation d’une telle commission.

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