A Clamart, on inaugure le mobilier urbain des ronds-points déjà inaugurés !

Ce soir lundi 19 septembre, Monsieur Berger a inauguré la fontaine au carrefour de la Fourche, sur le rond-point d’Artachat inauguré par son prédécesseur, Philippe Kaltenbach, avec l’ancien maire d’Artachat il y a 3 ans.

On le savait, Monsieur Berger veut faire table rase du passé depuis son élections en mars 2014, en effaçant toute marque de son prédécesseur. Dans son obsession, il en vient à inaugurer sa nouvelle fontaine rococo, baptisée fontaine d’Artachat, posée sur le rond-point d’Artachat inauguré le 19 octobre 2013 par Philippe Kaltenbach, l’ancien maire de Clamart et Gagik Mouradian, ancien maire d’Artachat dans le cadre du 10 ème anniversaire du jumelage entre Clamart et Artachat.

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Le ridicule ne tue heureusement pas à Clamart : inaugurer des lieux déjà inaugurés, voilà qui manque d’imagination et de nouveauté….

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Et demain, que va inaugurer Monsieur Berger ? la rue Victor Hugo rebaptisée boulevard Victor Hugo ? les nouveaux lampadaires pastichant le XIXème siècle Route du Pavé banc rebaptisée boulevard du Pavé Blanc ?

Il est vrai qu’en 2 ans et demi de mandat, son bilan est bien maigre. Il en est réduit à inaugurer les réalisations de son prédécesseur ripolinées.

Au-delà du ridicule, on ne peut qu’être affligé de ces dépenses futiles et de la propagande stérile de cette nouvelle municipalité.

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La petite Bibliothèque Ronde entre en résistance

la-pbrDepuis 1 an, la Petite Bibliothèque Ronde est, à son tour, dans le viseur de l’actuel maire de Clamart.

Bâtie au cœur de la cité de La Plaine il y a 51 ans, cette bibliothèque, classée monument historique, portait un projet visionnaire par des femmes altruistes et passionnées, Mme Schlumberger et Mme Patte : une pédagogie de la lecture innovante en faveur des enfants, ouverte sur le monde, au cœur d’un quartier populaire.

Aujourd’hui, elle contribue à la lutte contre la fracture sociale et l’éducation en douceur, dans le respect des familles et des jeunes, invités à la curiosité et l’apprentissage de l’autonomie.

Au fil des années, cette association a développé un partenariat avec la fondation Schlumberger, l’Etat et la Ville de Clamart, désormais prioritaire des murs. Mais la petite Bibliothèque Ronde est exemplaire dans ce genre de partenariat. Financée à 55% de fonds privés, soutenue par une renommée internationale, elle rayonne pour le bien de chacun de ses partenaires et réalise une mission d’intérêt général remarquable.

Le bâtiment a bien vécu, il est devenu nécessaire de le réhabiliter.

C’est ainsi que dès 2012, des pré-études ont été réalisées. Les premiers travaux de réhabilitation ont été effectués en 2013 avec la réfection de la toiture pour 500 000 €, d’autres ont été estimés à 1,5 à 2 millions. Mais, depuis l’élection de M. Berger en avril 2014, le projet est gelé.

« Sa mort était alors annoncée »

Pire, l’année dernière, l’actuel maire de Clamart, M. Berger et président du territoire (qui gère aujourd’hui les infrastructures culturelles), a lancé une campagne de dénigrement contre l’association de la Petite Bibliothèque Ronde, à l’heure de son 50ème anniversaire : elle ne justifiait pas suffisamment de son utilité pour maintenir les subventions, le bâtiment est amianté, la sécurité des enfants pas assurée….et demandé à l’association de déménager ses activités dans le bas Clamart, loin de son centre d’activités, dans des locaux inadaptés.

Sous une pression intolérable, pour obtenir le renouvellement du bail de ce bâtiment historique remarquable, l’association a accepté ce déménagement en juin 2016. Sa mort était alors annoncée à notre sens ….

Mais aucune garantie de M. Berger n’a pu lui être, évidemment, apportée. Bien pire, le projet de bail qui lui a été proposé sur un coin de table, de manière aussi cavalière que méprisante, le jour de la ratification prévue de celui-ci, ne mentionnait aucune des garanties nécessaires.

Le Conseil d’administration de la Petite Bibliothèque Ronde a donc décidé vendredi 16 septembre dernier de ne pas déménager, compte tenu de l’absence de garanties du Territoire (en réalité, la ville de Clamart et M. Berger) pour l’avenir de l’association.

Nous soutenons totalement cette décision, la seule de nature à préserver les intérêts de cette association si utile et innovante.

« l’Autrement Bon, la Maison de la Création, la Parenthèse…. »

Instruits par l’expérience des méthodes de M. Berger, telles qu’employées sur l’Autrement Bon, la Maison de la Création, la Parenthèse, nous connaissons le risque de voir fermer définitivement cette structure. Elle en a pris conscience également, au point d’être contrainte, pour la première fois, de confier la défense de ses intérêts à un cabinet d’avocats.

Nous avions dès juin dernier relevé en effet que le bail expirait le 30 juin 2016, et qu’il appartenait à M. Berger de proposer lors de son renouvellement un échéancier des travaux, l’exposé de leur nature, financement, de laisser l’association dans ses murs jusqu’à l’engagement de ces travaux (d’ici 2 à 3 ans puis qu’aucune étude n’est faite et aucun appel d’offres encore engagé). Puis, le temps nécessaire à leur réalisation, de mettre à sa disposition des bâtiments modulaires type algeco pour accueillir ses activités de manière temporaire, au cœur de la cité de La Plaine.

Il est désormais nécessaire que l’association soit pleinement associée aux travaux de réhabilitation de la Petite Bibliothèque Ronde et que la pérennité de ses activités soit assurée, dans l’intérêt des enfants, des familles, du quartier et du développement la culture du livre.

Pour soutenir la Petite Bibliothèque Ronde, signez la pétition lancée par le collectif

https://www.change.org/p/la-mairie-de-clamart-la-petite-biblioth%C3%A8que-ronde-doit-rester-dans-ses-murs-d-origine

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Densification du quartier du Soleil Levant

Fidèle à son idéal de mixité sociale pour Clamart dans les quartiers qui en manquaient, l’équipe municipale précédente avait projeté de construire 2 ilots de logements sociaux réduits au soleil Levant, ainsi que des commerces et services de proximité en rez de chaussée. A cette fin, ont été acquis les terrains nécessaires.

Mais l’actuel maire a décidé de réviser fondamentalement ces projets, alors même qu’ils avaient fait l’objet d’une concertation et d’une autorisation préfectorale, pour privilégier, comme à son habitude désormais, la promotion immobilière.

Soumis à enquête publique, nous avons déposé des observations concernant la réalisation de ces opérations RD906 / rue du Midi / rue de Champ Faucillon et rue Jean-Baptiste Clément.

Une fois encore, nous avons constaté que le maire a traité avec désinvolture l’enquête publique.

En effet, un Clamartois nous a alertés que, malgré les termes mêmes de l’arrêté d’enquête publique qui imposait la mise à disposition des documents sur le site Internet de la ville, ils n’ont été publiés que 8 jours après l’ouverture de l’enquête.

La mise disposition tardive du dossier a privé les habitants d’une information suffisante de la consistance du projet dans des délais utiles pour faire valoir leurs observations.

Au fond, ces projets nous semblent néfastes, pour 3 raisons :

  • ils emportent une densification excessive du secteur
  • ils ne favorisent pas la mixité sociale du quartier
  • ils ne sont pas accompagnés d’un développement des équipements publics.

« Une densification excessive du secteur »

A notre sens, ces opérations opèrent une densification excessive du secteur, sans équilibrer les activités.

Le maire veut augmenter le nombre de logements à construire sur ces terrains, passant ainsi de 57 logements devant la station du soleil levant, à 78, soit 35% de plus pour ce seul projet.

Ils s’ajoutent aux autres projets de construction actuellement en cours dans le secteur : 94 logements sur l’ilot Jean-Baptiste Clément, 47 logements rue des Carnets.

La densification du secteur nous apparaît excessive et brutale. Elle doit être réduite pour ne pas déséquilibrer le quartier.

 

« Absence de mixité sociale dans le quartier »

Les précédents projets arrêtés en 2008 et 2010 portaient sur la construction de logements sociaux afin de favoriser la mixité sociale dans le quartier du Jardin parisien. Ce dernier souffre en effet d’un fort déficit de logements sociaux par rapport aux logements privés.

Or, le maire ne propose plus que d’en construire 24 logements au soleil levant, les 54 autres logements étant en accession libre, et 28 logements sociaux contre 66 privés rue Jean-Baptiste Clément.

Ils contribueront donc à accentuer le déséquilibre et ne répondent en aucun cas à l’objectif de mixité sociale pourtant mis en avant dans le dossier d’enquête, de manière particulièrement fallacieuse.

Bien plus, alors que la commune se vante de favoriser le parcours résidentiel, force est de constater qu’elle manque à cet objectif en ne prévoyant dans ses projets aucun logement en accession sociale à la propriété.

Enfin, pour réaliser l’augmentation substantielle du nombre de logements privés, les programmes empiètent de manière significative sur l’espace dédié initialement aux commerces et services de proximité, privant ainsi la commune et les nouveaux habitants d’activités économiques utiles.

La superficie des logements sera elle-même réduite, au détriment du confort des habitants.

« Insuffisance des équipements publics dans le quartier »

Ces opérations emportent un afflux de population (94 et 78 logements), de familles, qui s’ajouteront aux nouveaux résidents prévues rue des Carnets (47 logements).

Or, dans ce secteur du Jardin Parisien, aucun nouvel équipement public n’est programmé pour accompagner l’augmentation de la population.

Auparavant, la municipalité accompagnait les nouvelles opérations de construction d’équipements : crèche du soleil levant, réhabilitation de la nouvelle école Louise Michel, implantation du lidl.

Cette période est révolue : est venue celle des promoteurs immobiliers.

Retrouvez ici les observations que nous avons déposées aujourd’hui

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Le maire de Clamart, président du territoire Vallée sud Grand Paris, un éco-Irresponsable

Vélo-électrique-femmeHier soir, sur proposition de M. Berger, le comité de territoire Vallée Sud Grand Paris a voté la suppression de la subvention allouée aux acheteurs d’un vélo électrique (VAE).

Une subvention créée en 2010 par Sud de Seine

Celle-ci avait été instaurée en 2010 par la Communauté d’agglomération Sud de Seine (Fontenay-aux-Roses, Clamart, Bagneux, Malakoff) dans le cadre de la mise en œuvre d’une politique de développement durable, afin de promouvoir la pratique du vélo électrique.

Le vélo est en effet un mode de transport alternatif à la voiture.

Cette pratique écologique contribue à la réduction des nuisances sonores, si pénibles en ville et de la pollution atmosphérique, si nécessaire aujourd’hui. Une commission sénatoriale évalue à plus de 100 milliards d’euros par an le coût de la pollution de l’air ; elle causerait selon l’OMS 42 000 décès prématurés chaque année.

Alors que la France et 196 pays dans le monde se sont engagés en décembre dernier dans un processus ambitieux de transition énergétique et de réduction de la pollution à l’occasion de la COP21, Clamart et le nouveau territoire Vallée Sud Grand Paris régressent.

La pratique du vélo répond également à des préoccupations de santé publique. Elle favorise l’exercice physique de ses pratiquants, permettant notamment de réduire les risques d’accidents cardio-vasculaires dans notre société sédentarisée.

Un nouveau coup porté au développement du vélo

La décision mettant fin à la subvention pour l’achat d’un VAE est un nouveau coup porté au développement du vélo et aux circulations douces à Clamart, elle s’ajoute à suppression de pistes cyclables, la réduction de la voie du bus au profit des stationnements automobiles, le refus de permettre à l’association Les Dérailleurs d’organiser une nouvelle édition de la bourse aux vélos…

Ces nouvelles politiques publiques initiées par l’actuel maire, tant sur Clamart que dorénavant sur tout le territoire Vallée Sud Grand Paris, sont tout simplement irresponsables.

Nous demandons que lors du prochain conseil municipal, prévu début juillet, soit adoptée la reprise de cette aide à l’achat d’un VAE, dès la rentrée 2016, afin de reconduire, au moins sur la commune, cette action, dans le cadre des politiques municipales de développement durable.

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